mercredi 27 janvier 2016

Liberté

J'ai très tôt eu conscience d'avoir de la chance. Petite, je me souviens priant de longues heures pour remercier le seigneur, d'être tombée dans une famille aimante, unie, dans un pays libre où j'avais le droit d'aller à l'école et de manger à ma faim.

Souvent, je regardais les frontons de mairies... 


Je sentais bien le caractère sacré des ces mots... Mais entre en comprendre l'importance et le ressentir vivement, il y a une marge.

Je me souviens une fois, en voiture avoir demandé à ma mère ce que voulait dire le mot "fraternité". "C'est le fait de se sentir tous frère".

Moi, j'avais du mal à accepté mes frères en tant que tel, je ne supportais ni Serge ni Blandine à l'école, alors prendre pour frères et soeurs la terre entière fallait pas déconner non plus...

C'est le fait sans doute d'avoir la sensation de pouvoir perdre cette valeur accrochée au symbole même de notre république qui m'a fait ressentir l'importance de cette valeur. Et puis samedi il y a eu Jean-Louis...



Là, sur scène, devant moi... Hurlant "je rêvais d'un autre monde" le turban sur la tête et la guitare en bandoulière... L'émotion qui m'a envahit à ce moment là était indescriptible. J'étais libre. Libre de venir au concert sans demander de compte à personne, Libre d'aimer, d'épouser qui je voulais, libre de chanter, d'hurler dans cette salle de concert que moi aussi je rêvais d'un autre monde...

Bien sur, comme disait l'autre, ici aussi, il y a des plus égaux que d'autre, plus libres que d'autres... Quant à la fraternité...

Mais là... Là...  dans ces instant là.... peu importe le reste... On sait qu'on est libre, est que tant qu'on sera libre de vivre ça, on peut nous déclarer toutes les guerres du monde, on gagnera toujours...


“Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage.” Péricles

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