jeudi 14 janvier 2016

Aller au boulot à vélo

Cette année j'ai été nommée dans une école à 10km de chez moi. La chance me direz vous... Sauf que cette école est dans une petite commune, qui n'est pas desservie par les transports en commun et que je n'ai d'autre choix que d'y aller à vélo puisque je n'ai pas le permis.

Au début, j'ai eu un peu peur de me lasser et puis...

Et puis le kiff totale. Même le froid, la nuit de la forêt, la pluie n'ont pas eu raison de mon plaisirs. Comment vous dire? Déjà le fait de me me lever de bonne heure et d'avoir beaucoup de travail à la maison, ne me laisse pas énormément de temps pour moi. J'aime courir mais tous les jours ce n'est pas possible, donc je joins l'utile à l'agréable.

Le matin, avant de prendre ma classe, je me défoule. Je branche les postcast des "grosses têtes" dans mon panier (ça évite d'être attentive aux bruits de la forêt), je longe le fleuve pendant 5 km et je profite du levé du soleil et des cygnes qui s'éveillent.

Le soir au contraire, je roule en plein jours. Je fais une transition entre le boulot et la maison, je profite des oiseaux qui chantent, des bateaux qui passent, et je me défoule après une journée de concentration, d'implication, ....

35 min à moi, de plaisirs, de défouloir, de profit. C'est bon pour la santé, c'est bon pour le morale, je dors mieux, je vis mieux et je suis dispo en arrivant, pour ma fille.

C'est tout benef pour moi. Je sais que j'ai une chance incroyable de vivre où je vis, d'avoir une voie cyclable (et uniquement cyclable) sur la moitié de mon trajet, de traverser des villages (bon ok, je cotoie aussi des dangers publiques qui se foutent du vélo et te croisent à 80km/h et à 80cm de ton vélo), d'avoir des paysages formidables et des possibilités de le faire. Je me rends bien compte que quand tu vis à Villiers sur Marne et que tu bosses à Paris, c'est nettement moins simple...

Alors je savoure ma chance: à chaque fois que j'arrive, en bord de Seine que je vois le soleil se lever, que je sens le vent dans mes cheveux, que je rigole de Christine Bravo et de sa mauvaise humeur ... Oué, je me dis que j'ai une P.... de de chance....








2 commentaires:

  1. Tu en as de la chance ! Imagine Tavera Ajaccio à vélo, encore le matin ça pourrait aller mais le soir, moyen ! Et le train, juste pas possible à cause des horaires :/

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    1. Oui j'ai conscience que c'est possible parce que j'habite là où j'habite...

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