samedi 30 janvier 2016

Vider ses placards

Voilà, j'ai donc décidé de changer de style. J'ai fait les soldes, mes élèves m'ont trouvé belles, mes collègues ont été surpris et chéri restera toujours chéri (entendez par là, qu'avant de lui tirer un compliment...)

J'ai testé le pantalon rouge...


Et puis surtout, j'ai fait le tri dans mes affaires...

Et je ne pensais pas que ça me ferait autant de bien: j'ai jeté les soutifs dont les balconnets étaient partis, les jeans troués à l'entrejambe, les pulls gris, les t-shirts déformés, les culottes pas sexys...

De voir les jolies robes, les petites jupes et les tee-shirts stylés poussés en ordre dans mon armoire me met en joie. J'ai l'impression de voir naître la fille que j'ai toujours rêvé d'être...

Faire de la place. Dans mon placard comme dans ma tête. Je deviens adulte? Femme? Je ne sais pas... Je deviens moi je crois... Je ne pensais pas que je serais aussi addict à la mode, et à quelle point ça m'aiderait à me sentir mieux. J'ai toujours trouver que c'était un truc "superficielle".

Cette après-midi je termine le rangement,  je veux continuer cette mutation. Il est temps de grandir. 37 ans, il est temps. Je veux que les choses soient nettes. Je veux y voir clair. C'est la seule façon d'atteindre mes buts, mes rêves....

Je dois vous laisser. J'ai bonheur cette après-midi.

vendredi 29 janvier 2016

S'accepter

Je suis d'une nature bonne vivante. J'ai toujours côtoyer les 46, plutôt que les cases 34, j'aime la cuisine, le salé, je mijote des lasagnes que la population me demande, et j'aime le petit rouge à la bree VanderKampf quand je mijote ma soupe de courgette à ma fille.

Autant vous dire que je suis plus Josiane Balasko que Kate Moss.

J'ai énormément complexé. J'ai testé tous les régimes: Montignac, Cohen, Dinkan, Le secret du poids, Weigt Watchers. Certains ont plutôt bien marché, d'autres ont été de véritables catastrophes....

Et puis il y a quelques temps, devant ma soupe de rave de carottes loupée, je me suis demandé pourquoi je m'infligeais ça? La santé? J'ai une meilleure santé que mes frères et amies qui ont des tailles parfaites. De plus je cours, je fais du vélo, je mange sain...

Et puis les soldes sont arrivés et j'ai due me trouver un pyjama. Rien au dessus de la taille 42. Ah oui... c'était donc pour ça que je voulais maigrir pour m'habiller et me sentir bien dans ma peau... J'avais oublié. J'ai regardé ma garde robe: des jeans en batailles, quelques t-shirt, deux robes et des converses. Oué. Bon. Niveau glamour on repassera. Mon temps quotidien dans la salle de bain était d'environ 15 min, Mes produits de beauté se résumaient à des échantillons de crème hydratante, quand au maquillage.... du ricil, le rouge à lèvre de ma grand-mère et un phare à joue chanel que j'ai eu je ne sais où... Pour moi, à part mon gros ventre qui me complexait tant, point de salut. Rien de sert de s’apprêter, qu'on ne me remarque point.

Alors je me suis demandé comment faisaient les autres. Je n'étais pas la seule ronde à vouloir m'habiller. Et des filles rondes, j'en croisais parfois, des pas trop mal saper. Alors pourquoi pas moi...  J'étais persuadée que pour trouver de jolis trucs, il fallait y mettre le prix. J'avais déjà vu le blog de big beauty, je me suis dis que peut-être j'avais loupé deux trois blogs de rondes, peut être plus abordables ou plus à mon goût. 

Et là, je suis tombée sur Audrey.... To big or not to big. Et là non seulement, la fille est canon, mais en plus elle porte exactement ce que je rêve de porter... Et elle s'expose sur de superbes photos!!!! Les tenues sont supers abordable et elle a une classe folle...


Et là, je me suis dis "t'es vraiment trop con. Depuis le temps que tu essais de faire des régimes pour faire du 42, il suffit juste de trouver les bons sites, les bonnes tailles, les bonnes coupes...".

J'ai regardé son style, j'ai cherché les jupes, les t-shirt blancs, les gilets qui cachent un peu le ventre, les accessoires qui finissent la touche glam....

Et je suis partie en classe....

"Ouah... Maîtresse t'es trop belle aujourd'hui..."

Je ne pensais pas faire autant d'effet à mes élèves. Toute la journée ne fut que des félicitations. Je n'en revenais pas. 

Puis aujourd'hui en cours, des collègues à qui je ne parlais jamais m'ont arrêtés pour me dire à quel point ça m'allait bien... Mais surtout, j'avais l'air mieux dans mes pompes....

Et là, j'ai compris. Le bien être, le style n'est pas une question de poids, de taille mais bien une question d'attitude: Sois bien dans ce que tu portes et tu seras belle. 


Je crois que je commence à aller bien, à être heureuse, car j'ai fais la paix avec mon moi intérieur mais aussi avec mon physique. D'ailleurs avec chéri, on a prévu de faire une séance photo, pour montrer ce nouveau style, et mon nouveau moi. Et enfin je me le dis, sans que ce soit un leit motiv mais bien parce que je le pense: oui, je suis belle!


mercredi 27 janvier 2016

Liberté

J'ai très tôt eu conscience d'avoir de la chance. Petite, je me souviens priant de longues heures pour remercier le seigneur, d'être tombée dans une famille aimante, unie, dans un pays libre où j'avais le droit d'aller à l'école et de manger à ma faim.

Souvent, je regardais les frontons de mairies... 


Je sentais bien le caractère sacré des ces mots... Mais entre en comprendre l'importance et le ressentir vivement, il y a une marge.

Je me souviens une fois, en voiture avoir demandé à ma mère ce que voulait dire le mot "fraternité". "C'est le fait de se sentir tous frère".

Moi, j'avais du mal à accepté mes frères en tant que tel, je ne supportais ni Serge ni Blandine à l'école, alors prendre pour frères et soeurs la terre entière fallait pas déconner non plus...

C'est le fait sans doute d'avoir la sensation de pouvoir perdre cette valeur accrochée au symbole même de notre république qui m'a fait ressentir l'importance de cette valeur. Et puis samedi il y a eu Jean-Louis...



Là, sur scène, devant moi... Hurlant "je rêvais d'un autre monde" le turban sur la tête et la guitare en bandoulière... L'émotion qui m'a envahit à ce moment là était indescriptible. J'étais libre. Libre de venir au concert sans demander de compte à personne, Libre d'aimer, d'épouser qui je voulais, libre de chanter, d'hurler dans cette salle de concert que moi aussi je rêvais d'un autre monde...

Bien sur, comme disait l'autre, ici aussi, il y a des plus égaux que d'autre, plus libres que d'autres... Quant à la fraternité...

Mais là... Là...  dans ces instant là.... peu importe le reste... On sait qu'on est libre, est que tant qu'on sera libre de vivre ça, on peut nous déclarer toutes les guerres du monde, on gagnera toujours...


“Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage.” Péricles

lundi 25 janvier 2016

Le jour où tu ne seras plus là...

Mon amour,
 
Je ne t'appelle jamais comme ça, mais tu ne veux pas que je diffuse ton nom sur le net, alors allons y... Je crois que je ne t'ai jamais écris de lettre ici. Mais cette semaine ça fera 9 ans que tu es dans ma vie et je dois dire que j'aime bien l'idée.... Et pour te dire la vérité, je regardais l'enterrement du mari de Céline Dion et je fus saisi d'effroi. Je me suis dit "Et le jour où ce sera moi...". Et même si je n'en doutais pas, j'ai compris combien je t'aimais.
 
J'ai peur tu sais, j'ai peur de te perdre. J'ai peur de ne plus à avoir à râler parce que tu ne ranges pas le linge une fois que tu la retiré du séchoir, j'ai peur de ne plus souffler quand tu passes le balai et que tu ne ramasses pas avec la pelle, j'ai peur de ne plus m'épuiser quand tu organises ton week-end avec ton père et que j'ai prévu autre chose....
 
Avec qui pourrais-je avoir des disputes aussi extraordinaires qui se terminent en grand éclat de rire? Qui se réveillera au milieu de la nuit pour me rassurer sur l'angoisse du lendemain? Et qui, pour combler sa mauvaise foi, me fera passer pour celle qui a tord auprès de ses copains? qui me dira OK, quand je lui dirai "Il y a la grève des trains, je reste dormir sur Paris..." sans même me poser la question de savoir où je dors et chez qui?
 
Les larmes me montent aux yeux à la simple évocation de ce jour qui n'existe pas encore. On n'est loin d'être un couple parfait, nous avons un comportement atypique, souvent on se dit que notre maison faite de guingois, nous ressemble. Beaucoup ont pensé qu'on se séparerait, voir qu'on ne s'aimait plus.... Mais combien de couple criant leur amour devant tout le monde se sont séparés. Derrière notre pudeur, et nos disputes, se cachent surtout beaucoup d'amour et de confiance en l'autre. Oh oui mon amour.... Je ne suis pas sure de trouver la force dans la vie si tu n'es pas là à m'accompagner, à accepter que je ne te jure pas fidélité, ni amour éternel, mais juste qu'on soit là à se dire qu'on "est bien, là". Je ne suis pas sure de retrouver la confiance en moi si plus personne n'est là pour me dire non pas "tu es belle" mais "depuis que je suis avec toi, j'aime les femmes rondes." et où, soudainement je comprends que tu m'aimes telle que je suis.
 
 
Je sais mon amour, que sans doute tu ne liras jamais cette lettre. C'est comique de savoir que je t'écris une lettre que tout le monde lira sauf toi. Mais voilà, c'est ce que j'aime chez toi, toute cette liberté que tu me laisses, dont j'ai besoin, sans même te poser la question. Et puis les lettres d'amour tu t'en fout, toi tu préfères que j'étende le linge avant de partir et que je sorte les vêtement d'Eloïse parce que tu "ne comprends rien dans l'organisation de ce placard"
 
Ne pars pas trop vite. Laisse moi encore toutes ces années de bonheurs à râler contre tes défauts, mais à rire, encore, encore et encore avec toi. 
 
 
Je ne vois pas pourquoi on ferait un travail de deuil. On ne se console pas de la mort de quelqu'un qu'on aime.

Michel Houellebecq

 

mercredi 20 janvier 2016

Français je te réponds

Ce soir je regarde les information, et je découvre un reportage sur la "lassitude" des français. Tous les soirs on nous rappelle ce qu'il faut penser: la lassitude, le pessimisme, la peur...

Alors, même si je pense que le reportage est orienté, je voudrais te répondre...

A la lassitude je voudrais te proposer l'action. Tu en a marre qu'on t'emmène au ravin? Prends les rennes de ta carriole.

A la peur, je te propose la fête. Tu peux mourir chez toi, d'une crise cardiaque, alors bouge sors, bois, vois tes amis.

 Remplace la morosité ambiante par la joie d'avoir un toit, des enfants, de la famille, des amis qui t'aime.

Tu es méfiant envers les politiques? Ais confiance dans les nouvelles idées, les petits partis, les associations...

Nous ne sommes pas obligés de croire en ce qu'on nous dit de penser. Nous ne sommes pas obligés de ne prendre que les modèles qu'on nous propose. Je pense que le premier homme qui s'est approché du feu a du passer pour un fou... Et pourtant il a changé la face du monde...

Je ne dis pas que je ne suis jamais en colère, que rien ne m'énerve... mais je crois aussi que râler dans son coin ça ne sert à rien.

Quand j'étais dépressive, un médecin m'a dit "On ne risque rien à être malheureux, il n'y a rien à perdre. Choisir le bonheur alors là... C'est plus courageux car plus dangereux"...

Alors on arrête d'être morose, triste... Le bonheur est à porté de main, il suffit juste de cultiver son jardin...



"Le bonheur se donne à celui qui a vaincu sa peur de vivre et qui considère sa vie comme une étincelle sacrée, dans la continuité des âges."

Proverbe tibétain

dimanche 17 janvier 2016

Un pas après l'autre

J'aime avoir des projets... J'en ai toujours quatre à la douzaine en cours: perdre 20kg, écrire un livre, être titularisée, faire la parisienne...

Il y a quelques années, lorsque je démarrais un projet, je visais le but. Je me donnais quelques jours,  quelques semaines, quelques mois, puis j'abandonnais parce que je n'avais pas passé la ligne d'arrivée. C'est ainsi que mes ambitions de comédie fut avortées aux premiers castings loupés. En 2 ans, comme je n'avais rien décroché à part de la figuration au cinéma et au théâtre, je me suis dis que ça ne marcherait jamais.... Quand tu penses que de Funès ou Catherine Jacob ont explosés à plus de 40 ans, qu'Audrey Fleurot a eu ses premiers grands rôles à trente ans passés, et qu' Elodie Bouchez a disparu des radars, une fois 25 ans fêtés...

Mais j'ai pris de la maturité, j'ai réalisé des projets: j'ai fait des études, je suis devenue éduc, puis prof. Et j'ai soudainement compris quelque chose: rien ne sert de viser l'arrivée, si tu n'as pas repérer les stands. Dans une course, même dans la meilleure des courses il y a les ralentissements, les obstacles, des difficultés, des crampes et parfois il faut accepter de s'arrêter pour mieux repartir.

Lorsque j'ai un objectif, je marque les étapes. Cette année, mon objectif principal est d'être validée.  Pendant que mes camarades pensent déjà aux postes qu'ils vont demander, à "et comment ça se passe après", pendant que mes collègues me disent "mais comment tu vas faire sans permis?", je ne pense qu'à une chose: ma prochaine visite. La seule chose qui compte c'est demain: être au top avec mes CP pour que ma MF me dise que "ça va",  et qu'il n'y a que des "petites choses " à travailler.

Mon leitmotiv est "un pas après l'autre". Comme pour la course, chaque pas compte, chaque foulée est importante, il faut avoir conscience de chaque minute qui te rapproche de ton objectif. Ce n'est pas la ligne d'arrivée qu'il faut regarder. La ligne d'arrivée c'est ce qu'il faut viser. Ce qu'il faut regarder ce sont les cailloux, l'essoufflement, les crampes qui pourraient vous ralentir.

Chaque étape passée, chaque petite victoire qui vous rapproche de l'arrivée est une bataille de gagnée. Et quand je les aurais toutes gagnée ces batailles, que la victoire sera mienne, alors, à ce moment là, je pourrais regarder derrière moi pour observer chaque marche qui m'a permise d'être là où je suis, et  construire ma victoire et ma fierté.





« Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté. » 

Winston Churchill

Faire la fête.

Je vous ai dit à quel point le fait de courir me détendait. Il y a autre chose que je privilégie les veille d'examens, d'inspections, de stress: ce sont mes amis.

Mes fêtes préférées sont celles où l'on ne prévoit rien, celle où l'on se dit "le 16, chez moi, apporte un truc à grignoter, une bouteille", où tout se pose sur le bar ou la table basse, et chacun se met à discuter, à danser....

Chez nous, il y a des rituels... Les filles qui achètent des clopes parce qu'elles ne fument que les soirs de fêtes, les mecs qui terminent encastrés dans le canapé (parfois la baignoire) parce qu'ils ont trop bu, les terrasses envahies par les cendriers, ma petite choré de flashdance, et le gros délire sensuel de ma copine Aline. Susie, a souvent tendance a se mettre à danser frénétiquement ... "Mais personne ne danse... Pfff", et Sandrine s'occuppe du service entre Bowie et Steevie Wonder. 

"Tu vois, c'est ça le bonheur", m'a dit Susie hier soir. Bah oui. Je n'ai jamais aimé les boites car ce sont des lieux de grandes solitudes. Tu danses au milieu de trois, quatre copains, les inconnus autour se trémoussent sur les mêmes musiques toujours trop fortes, tandis que la chasse au roulage de pelle est ouverte. 

Il est tellement bon, de rire, de boire, de manger, de danser, autour de ceux que tu aimes. C'est un vrai moment de vie, de partage.

Quand ma grand mère est morte, la première chose que ma mère a dit c'est "elle aimait faire la fête". Puis elle s'est mise à citer Mr Chabridon ou l'oncle Antoine avec qui elle allait danser. Quand ma grand mère est morte, la première chose qui est venu à l'esprit de ceux qui l'aimaient, ce sont ces moments de vie. Quel est le meilleur symbole de la vie? La fête...

Ces fêtes pour moi, sont des moments d'amour, mais aussi de partage, de vie. Et c'est une façon de leur dire, à eux à quel point je les aime. 






"Une vie sans fête est une longue route sans hôtellerie."

Démocrite

jeudi 14 janvier 2016

Aller au boulot à vélo

Cette année j'ai été nommée dans une école à 10km de chez moi. La chance me direz vous... Sauf que cette école est dans une petite commune, qui n'est pas desservie par les transports en commun et que je n'ai d'autre choix que d'y aller à vélo puisque je n'ai pas le permis.

Au début, j'ai eu un peu peur de me lasser et puis...

Et puis le kiff totale. Même le froid, la nuit de la forêt, la pluie n'ont pas eu raison de mon plaisirs. Comment vous dire? Déjà le fait de me me lever de bonne heure et d'avoir beaucoup de travail à la maison, ne me laisse pas énormément de temps pour moi. J'aime courir mais tous les jours ce n'est pas possible, donc je joins l'utile à l'agréable.

Le matin, avant de prendre ma classe, je me défoule. Je branche les postcast des "grosses têtes" dans mon panier (ça évite d'être attentive aux bruits de la forêt), je longe le fleuve pendant 5 km et je profite du levé du soleil et des cygnes qui s'éveillent.

Le soir au contraire, je roule en plein jours. Je fais une transition entre le boulot et la maison, je profite des oiseaux qui chantent, des bateaux qui passent, et je me défoule après une journée de concentration, d'implication, ....

35 min à moi, de plaisirs, de défouloir, de profit. C'est bon pour la santé, c'est bon pour le morale, je dors mieux, je vis mieux et je suis dispo en arrivant, pour ma fille.

C'est tout benef pour moi. Je sais que j'ai une chance incroyable de vivre où je vis, d'avoir une voie cyclable (et uniquement cyclable) sur la moitié de mon trajet, de traverser des villages (bon ok, je cotoie aussi des dangers publiques qui se foutent du vélo et te croisent à 80km/h et à 80cm de ton vélo), d'avoir des paysages formidables et des possibilités de le faire. Je me rends bien compte que quand tu vis à Villiers sur Marne et que tu bosses à Paris, c'est nettement moins simple...

Alors je savoure ma chance: à chaque fois que j'arrive, en bord de Seine que je vois le soleil se lever, que je sens le vent dans mes cheveux, que je rigole de Christine Bravo et de sa mauvaise humeur ... Oué, je me dis que j'ai une P.... de de chance....








lundi 11 janvier 2016

Chanter (avec les commentaires d'Eloïse)

Quand je suis morose, que je suis dans le train train quotidien, qu'une masse de travaille m'attend, mon grand plaisirs, c'est de chanter avec ma fille. Le plus fort et le plus faux possible, peu importe le répertoire, nous chantons.

Au début, c'était juste pour le plaisirs de chanter, puis petit à petit je me suis apperçue que c'était un véritable moment d'échange. D'abord parce que je lui transmets un répertoire, (Mon répertoire), les chansons qui m'ont marquées enfant (c'est nul maman, ce que tu écris). Là dedans, Eloïse fait elle-même sont tri, elle préfère Goldman (oué... enfin j'aime pas trop) à M, Nougarro à Brassens. Elle a un faible pour les wreagles et deteste Cabrel.

Et puis, j'ai découvert les "nouvelles chansons pour enfants". Nous, nous avions le choix entre Dorothée et Chantal Goya. A l'époque de nos enfants une somme de différents artistes pour enfants proposent des choix fabuleux. Eloïse a jeté son dévolu sur Aldebert, et le soldat rose (version 2006) (Ah non, pas le soldat rose. Je n'aime plus le soldat rose). Pour tout vous dire, elle a croisé Louis Chédid dans un restaurant à trois ans, mes parents lui ont expliqué que c'était la panthère noire, et elle a insisté pour aller lui dire "bonjour"... Et gentiment Louis Chédid lui a fait la bise et lui a parlé 5 minutes. Maintenant à chaque fois qu'on voit Chédid à la télé, on a le droit à "Oh maman c'est le papa du soldat rose, tu sais le monsieur du restaurant..." et à tout le récit de sa rencontre



Mais aujourd'hui, "Les amoureux" reste définitivement sa chanson préférée. On la chante en duo dans la voiture, dans la rue quand elle a mal aux pieds, à la maison... C'est notre petite minute plaisirs.


Comme je suis très occupée par la reprise de mes études, je n'ai pas un temps considérable pour ma fille à mon grand désarrois... (Maman je peux te montrer mon micro robot?). Du coup chanter 5 minutes avec elle, c'est peu de temps mais du temps précieux que l'on partage. 


Je pourrais le dire aussi de la lecture, du jeu, des rires... Mais chanter c'est différent... Il y a un véritable partage entre nous, quelque chose qui passe, qui n'est ni du rituel ou du devoir... Mais un plaisirs partager.... Bon je vous laisse... Ma fille en a fini d'écrire mon billet... Et j'ai un show à assurer...


 “La musique nous aide à construire nos vies spirituelles, nous apaise, nous console, nous redonne de la joie, nous rend allègre, nous fait danser, chanter.”

 Eric-Emmanuel Schmitt


samedi 9 janvier 2016

Laisser passer la vague

Lorsque la vie a été trop dure, lorsque la dépression était trop forte je comparais ça avec vague...  On se laisse envahir par un mal-être terrible et on ne peut lutter contre.

Cette histoire de vague m'a hantée pendant longtemps: cette impression de ne pas pouvoir survivre, de lutter contre quelque chose de bien plus fort que moi...

Je cherchais des solutions, des radeaux ou des planches imaginaires, parfois des phares ou des étoiles quand la sensation de me noyer était trop forte.... Mais dans la vie contre le malheur, la tristesse, tu n'y peux rien...

La solution je l'ai trouvée à la mer, en Espagne. J'étais dos à l'horizon, regardant Éloïse jouer sur le sable quand une énorme vague est arrivée. Je ne l'ai pas vu venir. Prise dans la vague, j'ai d'abord lutté, paniqué, puis j'ai bu la tasse et j'ai cru me noyer.... J'ai alors touché le fond, puis, la vague en roulant m'a ramenée à la surface.

Toussant je suis revenue vers ma serviette, expliquant ma mésaventure à chéri. Et là, il me dit cette phrase:

"Tu sais la meilleur façon de dépasser une vague, c'est de ne pas lutter: elle va t'emmener vers le fond mais la houle te ramènera toujours à la surface"

Chéri ne sait pas à quel point cette phrase m'a changé la vie.  Les malheurs, la dépression, sont en effet comme des vagues. Il y en a toujours, parfois vous êtes loin des côtes. Mais deux choses sont bonnes à savoir: les vagues s'échouent toujours sur une plage, si vous ne lutter pas, elle vous y amènent. Et si elles vous amènent vers le fond, elles roulent donc fondamentalement elle vous ramèneront à la surface. Ce n'est jamais la vague qui vous tue, mais bien la fatigue, la faim, la soif...

Alors quand la dépression arrive, les mauvaises passes, les ras le bol, c'est comme la vague, il faut se laisser emporter... En attendant que la vague vous apporte quelque chose de meilleurs. 

Les mauvaises passes, le malheur, les années pourries, les peurs, le découragement font parties de la vie. Comment apprécier les bons et beaux moments si on n'a jamais été malheureux. Si vous manger tous les jours du caviar, il y a fort à parier que vous en serez dégouté, et que vous rêverez de Mcdo...

Les mauvais moments (je parle de mauvaise passe  pas de truc horrible dont on ne se remet jamais hein!!!), servent à sublimer le bonheur, à lui donner de la valeur. C'est pour cela, qu'il faut aussi apprendre à les aimer et à les dépasser. Il faut apprendre à se dire que ça va passer, que derrière la vague se trouve la plage, le soleil, et les beignets...

Laisser vous emporter par la vague... Vivez là aussi intensément que n'importe quelle partie de la vie. Elle est parfois annonciatrice de bonne nouvelle et parfois elle nous apprend des choses. Elle construit un peu, aussi, votre bonheur.

"La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe, c'est d'apprendre à danser sous la pluie."

Sénèque

 

 


jeudi 7 janvier 2016

Se satisfaire d'un rien

J'aime Roald Dahl. C'est un des auteurs (avec Pef, Susie Morgenstein...) qui m'a donné goût à la lecture. 

Quand j'entre dans une classe, j'ai toujours un moment d'angoisse: vont-ils être sympas? Est-ce que ça va coller entre nous?

Alors je sors Charlie et la Chocolaterie de ma botte secrète et chaque semaine je leur lis un passage. 

Souvent, comme ce sont des CE1, des CE2, des CM1, ce ne sont pas de grands lecteurs. Ça demande un effort, et puis il faut trouver ce que l'on aime lire. 

Alors tout à coup, à l'école, une maîtresse qui leur lit un chapitre sans rien demander en retour... Et juste comme ça pour le plaisirs.... ça colle.... Et ça me donne une carte de visite auprès de mes élèves. Après manger, ils se posent, écoutent, et je joue la comédie, je change les voix, j'insiste sur les mots... Puis en vocabulaire, je ressors les extraits de ce qu'on a lu, et c'est bien plus rigolo de travailler sur les synonymes quand c'est Willy Wonka qui s'envolent dans des envolés lyriques...

Mais cette année, quand je suis rentrée des vacances de noël, en plus des chocolats et des petits mots d'amour de mes élèves, la moitié des élèves sont arrivés avec un exemplaire de Charlie et la chocolaterie. Il l'avait demandé à noël. Certains l'avaient terminé, d'autres avaient entamé la suite: Charlie et l'ascenseur de verre. Mes petits CE1 tout sourire, à la découverte du plaisirs de lire... "Maîtresse, on est pleins à avoir fini le livre tu peux en lire un autre?".... Cette petite question de rien du tout m'a remplie de bonheur.
Et puis il y a Karim qui m'a amené cette petite boite de chocolat, Aline qui me fait des dessins, Marine qui me mets des dessins sous enveloppe en me demandant de ne l'ouvrir qu'à la maison.... Des petites attentions qui me disent "tu compte pour moi"

Mais il y a aussi cette lectrice qui me dit que mon texte lui a fait du bien, qu'il est bien tombé. Ce petit message qui me dit "continues, c'est une bonne idée..."

Ce sont de tout petits riens. De tous petits riens, mais auquel je fais toujours attention. Ça remplit mon sac à bonheur.  

C'est un exercice tout simple à faire tous les jours... J'avais vu ça dans un film avec Bruce Willis: tu fais une liste, d'un coté tes "moins", les trucs pourris de ta journée. Et de l'autre coté les "plus", les trucs sympas de ta journée. Et vous allez voir, même quand il vous est arrivé un truc pas drôle, même quand vous avez la sensation d'avoir une journée pourrie, d'être dans une passe franchement horrible, et bien votre liste de "plus" est bien plus souvent remplie que votre liste de "moins"... Et là... Souvent.... Votre journée s'illumine....

Il y a ces petits boulots qui mettent du beurre dans les épinards... Et puis il y a ces petits mots qui mettent du baume au coeur... Et ça aussi ça permet d'aimer sa vie un peu plus...





"Celui qui veut voir l'arc en ciel doit apprendre à aimer la pluie"

Paolo Coelho

mercredi 6 janvier 2016

Ne déplacez pas les montagnes. Contournez les.

Suite à mon billet sur "mes rêves d'enfants", je me suis dis que mon billet était incomplet. Parce que, dans la vraie vie, des fois, on se dit, que ce n'est pas facile, qu'on a pas toujours les moyens de réaliser ses rêves.

Certes.

Mais quand ma fille rentre de l'école en me disant "je n'y arrive pas", je lui réponds toujours "Fais du mieux que tu peux".

Hier une copine me disait m'admirer parce que, je lui parlais de mon dernier projet,  j'allais jusqu'au bout, même si au bout du compte, j'avais toute les chances de ne pas y arriver. 

Je lui ai répondu "l'essentiel n'est pas de déplacer les montagnes mais de les contourner."

Je me dis que dans la plupart des cas nous vivons jusqu'à 80 ans. Nous somme capable de commencer à construire quelque chose à partir de 15 ans et si nous voulons en profiter un tout petit peu, il faut que notre projet soit abouti avant nos 65 ans. Ce qui signifie que nous avons au moins 50 ans pour réaliser un seul de nos rêves, de nos projets.

Mais l'expression "déplacer des montagnes" n'est pas anodines. Avez vous déjà fait de la rando? Déjà vous avez de la marche, qui nécessite de l'effort, du souffle, souvent vous avez des ampoules, de la fatigue... Sur le chemin, parfois il se met à pleuvoir, à y avoir de l'orage. Puis un rocher, un arbre à contourner....

Mais quand vous êtes au sommet, d'abord vous êtes fière d'être allé au bout, mais en plus, vous oubliez tout (un peu comme quand on accouche en fait)... Et puis il y a le paysage, comme un cadeau.

Alors vous rêver? Super, c'est un bon début... Mais pourquoi en rester là? 
Vous rêver d'être chef d'orquestre? Commencez par vous inscrire au conservatoire du coin, et découvrez la musique...
Vous désirez monter votre boîte? Aujourd'hui il y a pleins de sites participatifs qui peuvent vous aider à monter votre projet
Vous voulez devenir un grand chef? Les CFA n'ont pas de limite d'âge pour le recrutement. Puis vous avez les bases, l’expérience...
Vous désirez reprendre des études? Le cned permet de se former à distance tout en préservant son emploi. Et il a aussi des universités qui proposent des cours le samedi, ou des cours à distance...

Et puis, on peut aussi y aller au culot, à l'instinct et à l’insistance. Savez vous que Bernard Werber a envoyer plus de 70 fois son manuscrit à diverses maisons d’édition avant de publier "les fourmis"... Vous imaginez s'il avait abandonné?

Tenez bon... Vous serez peut-être le génie de demain... 

Où mes rêves me mènent

“Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité.”

Antoine de Saint Exupery

mardi 5 janvier 2016

Lâcher la pression

A 37 ans, je vous l'ai dit je me lancée dans une nouvelle carrière. Si à la fin de l'année, je ne suis pas validée, je me retrouverai sans rien... Autant vous dire que le niveau de pression et de stress et au maxi level... J'ai la trouille.

Alors j'ai cherché à me défouler, à user le trop plein d’énergie qui se changeait en stress. Mais bon... Moi et le sport c'est à peu près le même ratio que Anémone et la Sexy attitude. J'étais du genre à rêver être sportive mais mon corps ne suivait pas... Donc à peu près tous les ans, au rythme de mes kilos pris je testais pendant quelques mois un sport... mais aucun ne trouvait grâce à mes yeux:
- La danse, aussi gracieuse que dumbo au milieu de Fantasia
- Le yoga où je ne me défoulais pas assez
- L'équitation 100 fois trop cher
- La natation qui nécessite d'avoir une piscine accessible à pieds
- Le vélo, où il faut avoir un vélo...
- La salle de sport qui nécessite d'en avoir une à proximité.

Bref. Il me restait la course à pied: pas cher, praticable partout, puis j'habite au milieu de la forêt alors c'était quand même le sport idéal...

Oué enfin. Premier essai: 45 secondes de courses super...

J'ai laissé tomber. Mais ça c'était sans compter sur smilesrun. En fait smilesrun, c'est une appli qui t'explique comment courir. Et voilà qu'en 6 mois je me mets à courir une quinzaine de kilomètres par semaine, tranquilou pilou.

L'essentiel est que quand la pression monte, je puisse évacuer. Certains préféreront faire l'amour, danser, crier, chanter... Peu importe. J'ai beau crier au bonheur, la vie n'est pas rose tous les jours, il y a des jours, tu as juste envie de rentrer, de boire un verre et de dormir. Alors si on peu casser la routine juste en se défoulant, en lâchant prise sur quelque chose, c'est ça qui compte... On n'est pas surhumain. On a le droit aussi d'avoir la pression et de la lâcher. On n'est pas obligé de tout affronter comme des machines. En plus ce n'est pas bon pour la santé de tout prendre et garder pour soi. Le corps parle. Et si la tête peut tenir, le corps, lui ne tiendra pas bon. Donc on évacue ce qu'on a dans la tête par le mouvement, la voix, le corps...

"Cherchons nos biens en nous-même, autrement, nous ne les trouverons pas."
Epictète 

Et puis l'avantage quand tu cours....

lundi 4 janvier 2016

Ne pas décevoir l'enfant que vous étiez

Quand j'étais enfant j'avais pleins de rêves. Je m'imaginais maîtresse d'école, mariée, avec deux enfants (mais avoir au moins une fille), je voulais vivre dans une maison et avoir un chat .

J'ai longtemps oublié ces rêves de petite fille pour d'autres chemins. Et puis un jour j'ai fait une grosse dépression. Le truc qui te terrasse, dépasse... Et je me suis rendue compte que je n'étais pas vraiment la fille que j'avais rêvé d'être. Je me suis levée un matin, j'avais 25 ans, pas de mari, pas d'enfant et je commençais un boulot qui n'était pas dans l'éducation nationale. Et j'ai eu cette pensé horrible "Si je vis jusqu'à 80 ans, j'aurais perdu un quart de ma vie à être malheureuse et à me perdre". Alors j'ai tout mis en oeuvre pour réaliser mes rêves.

Ça n'a pas été choses faciles hein. 12 ans plus tard, je suis en couple, un enfant (et il n'y en aura pas d'autre, mais c'est une fille) et je suis professeure stagiaire. J'ai une maison, le chat a été remplacé par le poisson rouge... Mais je suis fière de ce que je suis devenue. Je pense que si la petite Mowgouaille de 8 ans venait me voir elle serait fière de cette adulte qu'elle est devenue.

Je disais cela à une collègue l'autre jour.... Parfois, il faut regarder derrière soi, regarder le chemin parcouru et se poser 5 min pour être fière de soi. Chacun a de quoi être fière: des enfants formidables, une vie de couple réussie, le dépassement d'une maladie, une carrière incroyable ... On a tous des bases pour construire un château. Les nuls, les ratés, les "à coté" ce sont les jugements des autres. Nous, nous savons ce que nous avons réussis, grâce à qui, mais grâce à nous-même surtout.

Et puis parfois, les rêves d'enfants, ne sont pas réalisables. Simplement parce que la vie est ainsi faite, que ce n'est pas possible ou parce que les rêves changent. Je suis trop indépendante, trop solitaire, trop ambitieuse pour faire deux enfants. Mais pour le savoir il a fallu un enfant. Il a fallu que je me rende compte de la complexité d'être parent, de la difficulté et du temps que ça demande. Je pense sincèrement que si j'avais eu un deuxième enfant, je n'aurais pas été une aussi bonne mère que je le suis avec Eloïse. Ou alors, je n'aurais jamais fait le grand saut pour être instit. Il a fallu que je fasse des choix et des tris dans mes rêves pour être tout à fait au clair avec moi-même, et rester fidèle à ce que je suis.  Le désir d'enfant, Muriel Robin en parlait très bien l'autre jour, est plus, à mon sens, une question de capacité, de ce qu'on peut donner à l'autre, qu'une question de désir.

Parfois, le bonheur, se trouve au bout d'un chemin tortueux et délicat. Il est parfois pleins de ronces est de douleurs. Mais peu importe, parce que vos savez qu'au bout du chemin, il y a la vie qui est faite pour vous.

"Rien ne sera jamais facile, il y aura des moments maudits.

Oui mais chaque victoire, ne sera que la tienne, et toi seule en saura le prix"

"C'est ta chance" JJ Goldman

A la petite fille que j'étais





Manger des crêpes

Ou des burgers, ou du foie gras, ou ce que vous voulez qui comporte du gras, du sucre ou du plaisirs.

Je suis la première à faire des régimes, mes 80kg se portent bien merci. Mais voilà, il fait froid, on n'a rien fait de la journée, la famille est là, on fait un petit jeu de société... pourquoi pas??? On est tout seul, devant sa télé à végéter??? Bah c'est pareil. Qu'est-ce qui réchauffe le cœur, casse la routine et nous fait plaisirs? Des crêpes et du chocolat chaud...

Je ne
 sais pas pourquoi, mais les crêpes et le chocolat chaud dans "l'après noël", c'est comme les chants de noël avant ... C'est juste ce moment là où on se fait plaisirs, pour pas cher... On envoie casser les codes du "bien manger sain et équilibrer", "ne pas manger entre les repas" et pendant une après midi, vous êtes juste dans la case plaisirs...

Je trouve, si vous êtes parent que c'est important aussi de temps en temps de casser les codes, d'enseigner le plaisirs au milieu de l'effort, et pas forcément comme une récompense mais aussi comme un plaisirs gratuit, parce que la vie c'est aussi ça des petits plaisirs gratuits. 

Nous allons rentrer dans la période des régimes, des "ventres plats", des "unes de cosmo en maillots de bains". Et si on arrêtait de se faire du mal? La nana de la couverture de cosmo, elle a 15 ans, des boutons sous photoshop et est anorexique. Elle n'a sans doute pas de gamin, et si elle en a elle a eu droit à Massimo pour venir lui faire perdre sa "graisse" en 12 minutes après sa césarienne. Et soyons franches aussi un peu: c'est son boulot! Moi je ne lui demande pas d'enseigner à mes CE2, ce qu'est un synonyme. Alors ne viens pas me demander de faire du 34 pour vendre du Chanel. Chacun son job.

Je suis désirable pour mon amoureux, ma fille, mes élèves me trouvent belle. Je fais attention pour ma santé à mon poids, mais merde, je ne vais pas me rendre malade pour deux crêpes un dimanche après midi. Je ne trouve rien de plus triste que ma belle mère qui refuse de boire un jus d'orange à l'apéritif alors que c'est un  moment de partage où l'on fête (et parfois non) quelque chose ensemble. Manger, boire, dans notre culture c'est partager, alors mieux vaut avoir 4 kg de trop mais se souvenir des "après noël à la crêpes" que de se priver en lorgnant sur cette robe taille 40 qui de toute façon dans 10 ans sera démodée et que l'on trouvera moche.

Les plaisirs sensoriels passent aussi par le goût et sont indissociable du fait de vivre. Faites vous plaisirs. C'est la porte du bonheur!


“Les plaisirs ne sont jamais vains, au moins pendant la minute où on les goûte.”

Jean Anouilh

dimanche 3 janvier 2016

Dire merci

On se moque souvent des américains, mais ils ont une fête, certes religieuse, que j'aime beaucoup c'est thanksgiving. Il s'agit en fait de remercier le seigneur pour tout ce qu'il nous a donné. On peut ne pas être croyant, et on peut tout à fait remercier la destinée, la vie, nos parents... Bref j'aime, cette façon, une fois dans l'année de s'arrêter et de dire "merci", de prendre conscience de la chance que nous avons.

Un jour, alors que comme tous bons parents j'apprenais à ma fille à dire "merci", celle-ci me demandait pourquoi au juste il fallait dire "merci". Tout ma fille ça, poser les bonnes questions....

J'avoue avoir toujours dit merci parce qu'on me l'avait appris ... J'ai dû lui donner une explication rapide du style "c'est pour dire au gens, que nous a vu qu'ils avaient fait quelque chose pour nous. Par exemple la boulangère, elle prend la peine de te vendre le pain, son mari s'est levé de bonne heure pour le faire, et elle, elle va le mettre dans du papier pour qu'on puisse rentrer à la maison avec. Donc je lui dis merci pour tout ça"

Je n'étais pas si loin de la vérité... Merci vient de mercēdem, qui signifie « salaire, prix, récompense ». Il est bien question ici de donner en échange d'un service rendu.

Dire merci, pour moi, c'est prendre conscience des gens, de l'effort qu'il font pour vous. Et puis quand je dis merci, moi aussi ça me fait du bien... Parce que quand je dis merci, je m'aperçois que les gens prennent du temps pour moi parce que j'ai de l'importance pour eux.

Dire "merci", c'est con mais ça te place dans le monde... Tu dis "merci" et tu sais que quelqu'un t'a rendu un service que tu n'es pas "n'importe qui": que ce soit la boulangère qui ferme 5 min après l'heure ou la copine qui passe te prendre parce que tu n'as pas le permis et que ça t'évite de marcher 10 min, la copinaute avec qui tu n'as plus de lien mais qui diffuse quand même la page de ton nouveau blog, ou le parent d'élève qui t'adresse un mot quand tu as été reversée par une voiture. Tout à coup, tu leur dis merci, c'est une façon de dire "ça me touche de compter dans votre vie, d'y avoir une place"....

Alors merci de me lire, de faire en sorte que ce blog marche et de me suivre. Sachez que ça me touche beaucoup.

Je me suis servi chez Matou qui a un super blog (crayon d'humeur) , merci pour ce joli dessin prété





“La reconnaissance est la mémoire du coeur.”


Hans Christian Andersen

samedi 2 janvier 2016

Oser

Voilà, le noeud du problème. Les gens pris dans leur routine sont prisonniers du 'je n'ose pas". Plus jeune j'étais comme tout le monde: je rêvais mais je n'osais pas... Je trouvais mille et une raisons de ne pas faire :

"ça ne marchera jamais", "je n'ai pas le niveau", "je n'ai pas l'argent", "je vais passer pour une folle", "qui va me suivre?"... 

Et puis, je crois que ce fut un prof de philo qui m'interpela en me parlant d'Emmanuel Kant. Il me parla de la notion de société, et de l'action humaine qui n'a que peu d'importance au regard du nombre d'humain qui habitent la planète et du temps de l'existence des générations qui s'y succède. De quoi pouvais-je avoir peur? Je me plantais? Au moins j'aurais essayé, dans dix ans, personne n'en saurait rien de cet essai loupé. 

Je me suis mise alors à tester pleins de choses. Ma philosophie était de me dire "si ça ne me met pas en danger, si je ne risque pas d'en mourir, alors rien ne peut m'empêcher d'essayer". D'abord ce fut un bon moyen de savoir ce que j'aimais, puis de me connaitre. Quand j'hésite, je me dis toujours "Imagine que tu meurs demain, voilà une chose que tu ne connaitras pas"...

Et l'artiste Ben a souvent des phrases chocs qui te font réfléchir....


J'ai sauté en parapente, mangé des insectes, fait du yoga, du canoë, du rafting, de l'équitation, j'ai sauté d'une falaise de 50 mètres, j'ai tenté le théâtre, la peinture, j'ai marché entre Melun et Paris en quatre jours, j'ai changé de boulot à 25 ans puis à 35, j'ai fait un enfant alors que ce n'était pas vraiment prévu, j'ai acheté une maison, je suis partie en voyage sur des coup de tête...


Le jour où j'ai ouvert ce blog, j'ai eu une conversation avec une inconnue qui m'expliquait que la routine nous envahissait, rapidement, sans prévenir.  Sauf que la routine, il n'y a rien de plus facile à combattre: il suffit de changer d'itinéraire un soir, de tenter quelque chose de nouveau, de se lancer dans un rêve, d'oser faire quelque chose de fou....

La vie vous appartient, elle est faite comme vous la construisez. Et à part les catastrophes de vie tout autour que vous ne pouvez pas choisir, le reste vous le construisez, et votre vie vous ressemble. Pour cela, vous n'avez ni besoin d'un coach, ni besoin d'un gourou. C'est vous qui êtes au commande. Alors Osez!

 “Il est des moments où les rêves les plus fous semblent réalisables à condition d'oser les tenter.”

Bernard Werber

 



vendredi 1 janvier 2016

Croire à ce qui est symbole

C'est enfin 2016... Je l'attends depuis le 11 janvier 2015. Au delà des attaques, de l'actualité cette année 2015 a été la pire de ma vie. Alors oui, j'attendais 2016 comme le messie... Je voulais tourner la age.

J'ai lu hier sur le blog de "Elle et lui" ( go with the blog) que c'était difficile de se souhaiter une bonne année, puisqu'on sait que ça va recommencer, parce qu'on a peur, parce qu'on est triste aussi.

Certes. Mais je pense qu'il faut croire au symbole de l'année nouvelle. Chaque premier janvier, est une page blanche avec 365 pages à écrire (et cette année 366). Alors oui, les choses ne vont pas s'arrêter parce qu'on est le 1er janvier, la guerre en Syrie ne va pas s'arrêter, les attentats terroristes déjoués non plus... Mais pour l'instant on a le droit de rêver pour tout, et de réinventer cette année et de croire que ce seront de belles pages de notre vie personnelle. Faites des bébés, voyagez, lisez, mangez, buvez, faites la fêtes, etc... Faites en une jolie année.

J'ai toujours voulu croire aux symboles, je me les créé parfois: la saint Valentin est une fête commerciale? Pas pour moi: pas de cadeaux mais une soirée sushis devant un film pourri avec chéri, et on rigole beaucoup.... Noël? Le temps de se rappeler de mes origines chretiennes, d'aller à la messe, de partager ça avec ma fille, de lui faire découvrir mes origines. De l'argent qui tombe de nulle part quand mon compte en banque présente les chutes du Niagara? Une petite aide de ma grand-mère partie il y a quatre ans...

Et là je vous entend "elle est folle". Peu importe, si moi ça me fait du bien d'y croire à tous ces signes, ces symboles. J'ai fait mon deuil plus vite en voyant ma grand-mère en rêve, j'ai crée des rituels avec chéri, pour moi, pour créer des routines tranquilles et rassurantes: des petits symboles qui me font du bien peut importe s'ils sont justes ou non...

De trouver du soutien chez les morts, dans la vie, dans l'espoir, permet juste de vivre, et de ne pas se laisser envahir par la morosité. Et d'être un peu plus sage chaque jour finalement...

Je vous souhaite une belle année 2016, un livre pleins de couleurs, de bonheur et surtout Soyez Heureux!

 
Le symbole peut être comparé à un cristal restituant différemment la lumière selon la facette qui la reçoit.”
 
Raymond de Beker