jeudi 31 décembre 2015

Lire

Pour survivre, nous sommes bien d'accord, il faut ce qui nous est nécessaire: de l'eau en premier lieu puis de la nourriture, l'hygiène, l'affection.... Puis normalement dans cette pyramide de besoins, après la  survie, nous trouvons la sécurité, l'appartenance, le besoin d'estime et de réalisation de soi. Une fois qu'on a tout ça, on est censé avoir fait le plein de sécurité, et donc de toucher au bonheur.


Alors là moi je vous le dis: pas du tout. Au delà des petits bonheurs que je vous ai déjà cité et du chemin que j'ai dû emprunter pour comprendre de ce dont j'avais besoin il y a une chose, qui doit rentrer dans la pyramide (vous vous demmerder Mr Marslow mais faut que ça rentre), il y a une chose qui est indispensable à ma vie, à mon équilibre c'est de lire. D'ailleurs je le dis clairement et nettement: dans mon cercueil je veux un téléphone chargé (oui c'est con mais j'angoisse d'être enterrée vivante) et des livres...
Lire un petit peu tous les jours c'est essentiel. D'abord parce que, comme pour la prise de temps c'est un échappatoire. Ce moment là, il n'est qu'à moi. Je n'ai pas vraiment le temps de lire, il est vrai, mais je trouve toujours 5 min dans ma journée pour le faire: les transports, le bain, le brossage de dents, les toilettes, le couché... Il y a tant de tout petits temps perdus dans la journée.... Je lis dès que j'en ai l'occasion. Et comme je le disais hier, je me fiche de la critique, de ce qu'on en dit.... J'avoue me fier souvent au jugement de Gérard Collard, libraire à la Griffe noire de Saint-Maure, mais il m'arrive aussi de ne pas être d'accord avec lui. Et surtout, quand je sens une baisse de morale, alors je lis, et relis des livre qui me font du bien:


 Voilà mes chouchous, si vous passez par une phase un peu tristouille, ces livres vous feront du bien. Et c'est ce qui compte.
- Demain j'arrête! de Gilles Legardinier aux éditions Fleuve noir. L'histoire d'une jeune femme prête à tout pour séduire un de ses voisins (qu'elle n'a jamais vu, précisons le...), et qui finalement va se découvrir elle-même... J'ai ri à chaque page, il faut bien le dire!
- Pas plus de 4 heures de sommeil de Marlène Schiappa. Ce livre est à lire en priorité par les jeunes mamans puisque finalement c'est à elle qu'il s'adresse... Mais c'est tout de même un regard interessant sur la société. Extrêmement drôle, la scène de l'accouchement et les intrusions de l'auteure dans le récit sont à pleurer de rire.
- La bibliothèque des coeurs cabossés de Katarina Bivald. L'histoire improbable d'une petite suédoise qui correspond avec une vieille femme américaine et qui du jour au lendemain décide d'aller la voir. Mais quand elle touche le sol américain... Elle est morte!!!! S'en suit alors une prise en charge de la jeune femme par tout le village qu'elle va remercier... grâce à des livres....
Lisez tout ce que vous pouvez. Certains livres vous tomberont des mains parce qu'ils ne sont pas fait pour vous, ou que vous ne les aurez pas rencontrer au bon moment ou encore parce que vous n'avez pas besoin de ça à ce moment là... Un peu comme dans une histoire d'amour en sorte.... Et l'amour, l'affection et la sécurité affective, entre dans la pyramide de Marslow!!!

“Le temps de lire, comme le temps d'aimer, dilate le temps de vivre.”

Daniel Pennac

 



mardi 29 décembre 2015

Accepter d'avoir besoin d'aide

Quand j'étais jeune, je voulais tout accomplir seule. 

Je refusais toute aide venant de n'importe où, je ne voulais compter que sur moi-même, réussir par moi-même. ça n'a pas loupé: je me plantais, je me trouvais nulle, je recommençais autre chose, je me plantais, je déprimais, je m'accrochais aux regards des autres qui me trouvais nulle, et je repartais en dépression.

Et puis un jour, pas fait comme un autre, quelqu'un ma dit "quand vous avez la grippe, vous allez chez le médecin. Vous ne vous posez pas la question de savoir si vous êtes en état de faiblesse".

J'ai accepté d'aller voir un psy, pour voir.

Puis ça a duré deux ans. Puis j'ai repris encore pendant trois ans. Et enfin, après la naissance de ma fille j'ai consulté pendant à peu plus d'un an. Et je me suis réparée.

Pour me construire j'ai changé de voie: comédienne, responsable des relations publiques, éducatrice puis institutrice. Pour les deux premiers boulots je me suis plantée, j'ai voulu faire seule. Pour les deux derniers je me suis laissée accompagner et j'ai réussi. 

Et j'ai soudain compris un truc: se faire aider, ce n'est pas être en situation de faiblesse. C'est aller chercher la force qui nous manque pour trouver ce dont on a besoin.

Ma réussite, je l'avais décrochée seule: personne n'avait passer le concours à ma place, personne n'était en classe avec moi... j'étais seule au commande du bateau, et ce n'est pas parce qu'on m'avait filer le mode d'emploi que j'étais moins responsable de mon embarcation.

On n'a pas appris seul à marcher, à faire du vélo, à écrire, à lire, à compter,  même parfois à faire l'amour... On nous a accompagner pour qu'on sache faire... Alors parfois même sur des trucs très simples, sur le simple fait de prendre du plaisir à vivre, sur le fait de se cultiver ou de découvrir le monde qui nous entoure, pour apprendre à regarder, il faut aussi se laisser accompagner... Et ensuite c'est à nous de construire notre bonheur avec la vie qu'on s'est construite.



Assumer ce que j'aime

Longtemps j'ai caché mes goûts "douteux"...
 Et puis un jour j'ai réfléchi. Pourquoi était-il douteux? Pourquoi alors que je prenais un plaisirs fou à regarder pretty woman pour la einième fois, je me sentais obliger de débattre en citant comme exemple des films japonais où au bout du compte je m'étais fait réellement chier.. Je me voyais parfois zapper au milieu d'un reportage d'arte pour finir sur "danse avec les stars" et commenter le premier comme si j'avais adorer le reportage pour ne pas perdre la face.

Critiqués, moqués par ceux qui détenaient le "bon goût"? Ok, je veux bien que Joséphine ange gardien ne vaille pas artistiquement Manhattan de Woody Allen, mais après tout si le premier me fait du bien en rentrant du boulot alors que le deuxième me rend euphorique dans mes moments de doutes où est le problème?

Et puis il y avait Goldman. J'ai bien conscience même aujourd'hui que "tes nords et puis tes suds et tes zests d'ouest" ça ne vaut pas "la javanaise". Certes. Mais voilà, la javanaise ne m'a jamais sauvée la vie, ne m'a jamais accompagnée dans mes soirs de peines, ne m'a jamais rassurée sur le fait de penser que la vie c'était parfois compliqué mais que c'était bien, qu'à un moment je comprendrais. Goldman, c'était mon doudou: quand ça n'allait pas, tout à coup, j'y revenais, je l'écoutais "un peu comme un grand frère..." et je repartais. Parfois j'avais envie de dire "merci". Mais je ne suis pas tout à fait sure qu'au milieu de la foule, la vie d'une petite admiratrice, et l'importance de ces chansons dans sa vie, prennent de l'importance dans la vie d'un artiste. Sans doute ça touche un peu puis on repart, parce que la vie n'est pas là n'est-ce pas...

Mais là n'est pas la question. J'aimais Goldman comme un vieux pote, et je n'avais pas envie devant mes nouveaux amis de dire "oh lui, oui...". Ses chanson m'avaient apporter tant de choses, aussi petites étaient elles, par respect pour mon histoire personnelle, je ne pouvais pas dire que ça ne comptait pas. Je pouvais comprendre qu'on y trouvait pas sa compte, mais moi je me devais de respecter et de remercier ce petit bout d'inculture.

Puis j'ai pensé à tout le reste, toutes ces choses qui ne relevaient pas de la "grande culture", qui n'existeront pas dans l'éternité par ce qu'elles ne sont pas forcément de grande qualité.... mais , moi, juste, à ce moment T. c'est ce qui me fait du bien: les policiers de TF1, les enfoirés, Céline Dion, Cedric Klapich (qui n'a pas la reconnaissance qu'il mérite je tiens à le dire), Vanessa Paradis, les films à pop corn avec en tête "the hollydays".... ça fait partit d mes petits plaisirs du quotidien et je ne vois pas pourquoi je devrais avoir honte d'aimer ça.

Alors j'assume: oui je regarde Plus belle la vie, je suis même Dounia Caoesens sur twitter (même si elle a quitté la série) par ce qu'au delà de sa beauté et de la série, je trouve que c'est une bonne actrice. Oui, je suis fan de profilage, je regarde encore et encore "Friends" quand ça ne va pas, je ne loupe aucune rediffusion de The hollidays ou de Coup de foudre à Notting Hill.

Et puis j'aime Goldman. Ses chansons sont là souvent quand j'en ai besoin... Et il n'y a que ça qui compte. Ses chansons sont comme ce vieux pote.... vous ne le voyiez pas souvent, mais vous retournez  le voir quand rien ne va.

Et quand on me gonfle trop, je demande juste qui dans l'auditoire a déjà lu Augusto Boal, René Char et Roland Barthes. Il vaut mieux regarder et lire des croutes plutôt que de ne pas connaitre ses classiques...




"Rien ne devrait plus nous corriger de notre penchant à condamner les goûts d'autrui, que de voir à quel point nous en changeons nous-mêmes."

Citation de Jean-Jacques de Lingrée ; Réflexions et maximes (1814)


lundi 28 décembre 2015

Etre pleins de petites attentions

Tous les jours, j'en ai une pour quelqu'un. Pour moi, ça ne me prend pas beaucoup de temps et pour l'autre c'est souvent beaucoup plus ...  Et ça, c'est une vraie action qui change le monde. Comment? Sur 10 personnes que vous aiderez, 8 auront une attention envers un autre. Et si ces 8 personnes persuadent en un geste d'avoir cette petite manie alors 64 personnes suivront.

Imaginez la simple possibilité de cette  action. Imaginez comment en un simple geste, vous pouvez changer le monde.

Au début je ne savais pas quoi faire... Je ne voyais pas comment, en une journée je pouvais aider quelqu'un. J'avais lu ça, dans un magasine et je me disais que c'était de la "chance" de trouver "des gens à aider"... lol... Le défi quand j'y repense...

Alors j'ai commencé à garder mes pièces de 2 euros dans un porte monnaie à part. Et je me suis dis "Si tu trouve quelqu'un à aider, les deux euros vont dans les économies pour ton voyage à New-York. Sinon, tu les donnes à un mendiant."

Au début, tous les jours je donnais mes deux euros. Puis petit à petit, les choses se décantaient.... 

  • Une maman était séparée de son enfant par l'allée centrale du train, j'échangeais ma place
  • Je laissais ma place à la caisse pour cette mamie qui avait l'air mal en point...
  • Je cherchais une baby sitter pour cette copine virtuelle de facebook.
  • Je vais sonner chez la voisine qui est malade pour voir si elle va bien.
  •  Offrir un livre à cette fille qu'on en connait vaguement mais qui traverse cette phase qu'on a connu et ce livre nous a aidé...
Illustration de Puuung

Maintenant quand je me relis, tout ça me semble tellement naturel de faire cela, alors qu'au début ça me remplissait de fierté. Quel interêt de le faire alors? Lorsque je fais ça, je me sens une belle personne, ça restaure l'image que j'ai de moi-même. Je me sens mieux, ça participe à mon bonheur, ça me nourrit.

Etre gentil, attentionnée, ce n'est jamais gratuit. Je le fais pour moi avant tout. Je le fais pour devenir moi-même. Pour être celle que j'ai envie d'être... Après, tout n'est pas rose mais au moins ça roule...

"Il suffit parfois d'un petit geste, d'une attention, pour se laisser convaincre d'avoir cet autre qui vous est si semblable.


Un sentiment plus fort que la peur "

Marc Levy

samedi 26 décembre 2015

Et languedeputer un petit peu

Etre gentil, serviable, généreux, profite grandement à mon bonheur. Je me sens beaucoup mieux dans mes baskets depuis que j'ai accepté de pardonner, tourner des pages, et de continuer à donner ma confiance aveuglément, quitte à être déçue, trahie. J'ai toujours pensé que lorsque quelqu'un te trahit, ce n'est pas toi le perdant mais lui. La confiance c'est comme un trésors, si tu chie dessus, ça énervera surement les gens qui crèvent de faim, mais pour autant, ça ne te rendra pas plus riche.

Mais pour autant, les pensées mesquines, ridicules, envieuses et moqueuses, s'invitent chez tout le monde y compris chez moi...

A partir du moment où on est honnête avec soi-même, je ne trouve pas très grave d'être méchant, je trouve ça même naturel et assez sain. Mais il faut être claire et la méchanceté a ses règles:

1- Elle ne doit blesser personne
2- Elle doit se pratiquer avec des personnes sures et comptant de grandes qualités de gentillesses
3- La personne méchante doit avoir pleinement conscience de sa méchanceté et la signaler par un début et une fin.

C'est ainsi que j'ai mis en place mes séances de Languedeputhérapie. 3 ou 4 copines ont le privilège de participer à mes cessions: ça commence par un "Radiolangudepute on", je sors ma connerie, puis je termine par "radio langue de pute Off".

Exemple: "Radio languedeputon. je viens de découvrir les prénoms des enfants de Regis Sic-Bil: Clone Istelle, Sussaic, Crokenpice, Yann Marlon. Je n'en fini plus de rire. Radiolanguedepute off."

Une fois qu'on a bien rigolé 5 min avec les copines on repart tranquillos, on a déversé notre méchanceté en pleine conscience. On peut retourner à notre gentillesse.

Etre méchant, ça s'apprend.




mardi 22 décembre 2015

Tendre l'autre joue

Voici le premier article où les gens un peu butés, têtus et en souffrance, vont être moins d'accord tout à coup... Parce qu'il sera moins bien compris .... C'est pour cela que je vais raconter mon expérience...


Lorsque ma fille et née, par son statut de fille, sa petite taille, sa fragilité, j'ai eu peur. J'ai eu peur qu'elle soit une proie de choix pour les autres: ceux qui, malheureux et qui ne survivent que par la méchanceté et la violence, n'ont d'autre choix que de s'en prendre aux plus petits...

Alors très vite, je lui ai appris à aiguiser son langage pour mieux humilier celui qui l'attaquerait, menacerait... Et puis tout aussi vite, j'ai vu ma fille attaquer avant d'être battue puisqu'elle avait été élevée comme ça. J'avais créé moi-même une petite violence, un mode de fonctionnement qui ne me convenait guère...

Il fallait trouver une autre solution, et un souvenir m'est revenu en pleine tête... 

Je devait avoir 18 ou 19 ans, je vivais à Montreuil. Je revenais de Paris par le dernier métro. Je ne me souviens plus trop pourquoi, j'étais seule dans cette rame, ou presque quand un type est monté. Je me souviens de sa tête: très grand, noir, un bonnet, des gants, la tête bien ronde, et lui très carré. 

Je le regarde, et regarde par la vitre en pensant à autre chose mais très vite je sens qu'il me fixe. J'ai peur, je sens le danger... Je ne pense pas à un violeur mais plutôt à un danger, à un dingue, schizophrene....

Je me retourne doucement, je le laisse me fixer, je le fixe aussi et .... je luis souris, le plus sincèrement du monde. Il me regarde d'abord étonné, puis me rend mon sourire.

J'avais désamorcé la situation en répondant par un geste auquel il ne s'attendait pas. De même, lorsqu'en terminal, le groupe de filles qui m'avait cassé les pieds toute l'année s'est retrouvé avec moi d'office en sport elles ont fait la tronche et moi aussi. Elle m'ont d'abord abandonnées lors des préparations, que j'ai bossé seule. Avant de rendre ma feuille j'ai quand même mis leurs noms à coté du mien.  Puis j'ai décroché un 18. Elles m'ont remerciés avant de chercher une autre victime.

Tendre l'autre  joue ce n'est pas être un crétin qui demande plus de violence, et ce n'est même pas chercher à régler toute la violence de la terre.... Même dans la bible ce n'est pas annoncé comme cela. Tendre l'autre joue c'est arrêté le cercle de la violence et le remplacer par la gentillesse, l'humour... Une valeur positive quoi... Et en désamorçant notre propre violence, on se sent quand même vachement mieux dans nos baskets!!!

Est-ce que j'ai su l'éduquer à ma fille???

Une petite anecdote comme ça...

Lundi, nous étions à Disney. Alors que nous attendions depuis une heure la parade, une dame nous pique notre place. Je souris, je lui propose simplement de se pousser un peu pour que chacun puisse profiter du spectacle. Elle me rabroue en me disant qu'elle ne peut pas se pousser plus. Je fais asseoir ma fille devant moi. Mais très vite, un Monsieur de chez Mickey, lui fait remarquer que sa poussette est sur la rue. Elle veut se reculer mais les autres se fâchent et  lui demandent de passer derrière. Très désagréable, celle-ci, prend sa poussette en insultant tout le monde mais cherche une ailleurs.  Tout le monde se fout d'elle, elle part sous les huées...

Ma fille qui n'a pas loupé une miette du spectacle, reprend sa place... Puis elle me dit: "Tu vois maman, il faut être gentil dans la vie et écouter ceux qui sont gentils... Si la dame t'avait parlé gentiment, tout le monde aurait fait un effort pour la laisser à sa place, mais comme elle est méchante bah les gens ils se sont moqué d'elle."

Alors, au lieu de reprendre sa place, elle l'a proposé à un petit anglais derrière elle.

Il n'y a pas de secret, je crois. Si les enfants sont des éponges, les adultes sont des miroirs. Il peuvent être froids et durs. Mais si vous leur souriez, ils vous sourirons. Si vous êtes gentils avec eux, ils le deviendront. Si ils vous frappent, dites vous toujours qu'ils se défendent d'une ancienne agression dont vous n'êtes pas responsable et répondez par une caresse. Il réapprendra alors à caresser avant d'agresser.



 

Se créer des souvenirs

Dans m'a fabriqué de bonheur, je pense énormément a moi mais, c'est aussi pour être disponible pour les autres au moment venu. Et ce temps il va naturellement a ma fille, avec qui j'aime partage des choses. Souvent je le dis que je lui construit des souvenirs pour plus tard, alors je créé des rituels a nous: la routine a ça de bon pour les enfants.

D'abord la cuisine, .lieux de toute les confidences. Quoi de mieux que deux filles autour d'un moelleux au citron pour échanger sur la vie? et puis je créé des occasions "tu sais la voisine est malade, si on lui faisait des biscuits pour lui faire plaisirs?", "on va manger chez Sophie et Nico,  on fait le dessert?"....


Il y a toujours une bonne occasion pour se la jouer Mercotte.

Et puis une fois par mois il y a la journée à nous: on va a Disney (on vit en banlieue, nous avons un abonnement a l'année). Là aussi on partage, et surtout c'est la journée n'importe quoi. C'est à dire que c'est une journée sans règles: c'est elle qui décide, ce que l'on fait , dans quelle ordre, ce que l'on mange, et a quelle heure on rentre. J'avoue avoir bien élevé ma fille car ses exigences sont souvent de manger a deux heures, goûter a trois et d'avoir un petit cadeau du type magnet ou coloriages qui ne coûtent pas un bras.

J'avoue que le clou de la journée est souvent la parade, quand ma fille bouche bée découvre ses princesses préférées qui lui envoie des baisers comme si elles étaient potes depuis la guerre...

L'essentiel n'est ni le lieu ni ce que l'on fait: une histoire le soir, un jeu de société ou une soirée crêpe le dimanche marche tout pareil. L'essentiel est de créer des souvenirs: de faire une scission dans le temps pour dire "ce temps la n'est rien que pour nous", une façon de se dire qu'on s'aime...






dimanche 20 décembre 2015

Prendre son temps

Quand j'ai été dans des périodes très sombres, ma botte secrète fut de prendre mon temps.

Je me levais plus tôt, je partais plus tôt pour ce travail que je n'aimais pas. Et je marchais lentement....

Et je me suis aperçu que quand on marche lentement, on apprend à regarder autour de soi. Et les images qui nous entourent sont souvent des moments de suspension du temps où tout à coup, d'autres choses prennent de l'importance.

Il y a le ciel....


Les invités discrets....

Les jolies surprises....
Et les couleurs qui s'invitent....

Je n'oublie jamais de photographier ces moments en suspend...

Parfois, je ne déjeune pas. Je m'arrête pour prendre un petit déjeuner au café avec un livre. Être au milieu du monde pour prendre son thé matinal, c'est différent de prendre son café devant télématin. Dans ma lecture, j'entends le monde qui tourne, je croise des gens qui ne sont pas comme moi et surtout je fais une trêve dans ma journée, le temps de reprendre souffle.

Je ne me couche jamais le soir en me disant "tiens, demain je vais prendre mon thé au bar". Non, il m'arrive juste de ne pas déjeuner, de partir et de me dire "ce matin j'ai envie de voir le monde".

J'avais un prof qui disais "Le philosophe est celui qui observe le monde pour comprendre comment il fonctionne". Je crois que la sérénité commence là... En se fixant des tous petits bonheurs quotidiens pas prévus qui coupent la routine...

 






Petit article de bonne humeur

C'est Noël!

Me voilà dans les boutiques du village voisin à chercher les cadeaux idéaux pour ma famille. Ma première destination est toujours la librairie. Je suis une amoureuse des livres et c'est toujours un cadeau personnalisé, un livre.

Et puis j'aime flâner dans les boutiques du village voisin. Ce sont les fêtes, la petite librairie est pleine. Une dame fait la promotion d'un livre, un livre qui fait du bien. Je regarde le livre...


J'aime bien quand on me conseille un livre. J'aime bien quand ce n'est pas le libraire et encore plus quand c'est une inconnue. Et puis la dame le conseille à toute la librairie, appuyer par le libraire et, d'une façon complétement dingue, la librairie s'est transformée en café littéraire.

Les dames se mettent à parler de la routine....

- On est tous atteints...
- Oh oui c'est terrible mais justement ce livre vous fera du bien...
- A partir de 40 ans c'est terrible...

J'ai 38 ans. Je suis passée par des phase de grande tristesse, voire de dépression. J'ai eu des moments de grands bonheurs, de fatigue, de lassitude quant à mon travail ou ma vie amoureuse. Mais je n'ai jamais connu la routine. J'ai tenue des carnets entiers, de listes de choses à faire chaque jours pour ne pas me laisser prendre par les habitudes, et j'ai fais de ma vie une surprise permanente.

Je crois que mon amour de la vie vient de là, de toutes ces petites choses que je fais pour moi, pour ne pas oublier de dire aux autres que je les aime, pour tenter de réaliser mes rêves, pour être disponibles aux autres.

A ces dames je leur ai répondu:
- En même temps, la routine ça se créé.
- Oui c'est vrai.
- J'approche de la quarantaine et je ne me suis jamais sentie dans la routine...

Je suis rentrée et j'ai commencé à lire.... Je vous en reparlerai plus tard...

Mais cette rencontre autour de ce livre m'a fait penser à une chose....

Je me suis dis "tu as un blog de mauvaise humeur" et tu as quelques recettes de bonnes humeurs parce que pendant 15 ans tu as construit celle que tu es aujourd'hui. Alors, sans que ce soit une recette vers le bonheur, peut être que quelques petit trucs pour tuer la routine ferait du bien à tout le monde"

Et là, alors que j'étais dans mon bain avec mon livre, je suis sortie, j'ai enfilé ma petite robe bleue et j'ai couru écrire cette article et créer ce blog....

En espérant que cela vous soit utile!!!